Jeudi 18 mars 2010, lors d’une rencontre-débat organisée par le centre de presse El Moudjahid, le président de la CNCPPDH, M. Farouk Ksentini, persiste à affirmer que la demande de Vérité des familles est irréalisable en pratique. Selon lui, il serait impossible d’identifier les responsables de la disparition durant la tragédie nationale déclarant “qu’il n’y a ni archive ni témoignage” et que l’Etat ne peut “[...] se lancer dans des procès sans la moindre preuve ni dossier substanciel”. Le Président de la Commission nationale des droits de l’Homme lui-même ose conseiller aux familles de disparus de tourner la page, se faisant ainsi le porte-parole du gouvernement.Les archives existent dans les gendarmeries, les commissariats, les tribunaux, les ministères. D’ailleurs, le rapport de la CNCPPDH de 2007 indique que “le chiffre de 7200 disparus, fourni par la gendarmerie nationale est le plus fiable” ce qui prouve bien que l’Etat détient des informations sur les disparus. Sos disparus dispose de plusieurs milliers de témoignages décrivant les circonstances et de noms des responsables de l’arrestation, de noms de témoins, de lieux de détention, de moyens de procéder et de faire disparaître. En 2004, Sos Disparus a remis à la CNCPPDH une s&eacu...
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